Visites guidées (organisées par l'Office de Tourisme, 20, rue du Lait) à 10h., du mardi au samedi. Tél. 02 97 24 09 75

l'histoire

La ville d'Auray est consacrée à la fois "Cite de Caractère" et "Ville d'Art et d'Histoire de Bretagne". Son histoire commence au haut du Belvédère de la rivière du Loch d'où l'on domine le vieux port de St.-Goustan. Il a été successivement occupé par un "oppidum" Vénète et un "Castellum" romain. Vers 1201, le duc Arthur 1er, choisit cette même falaise surplombant un méandre du Loch pour y construire une véritable forteresse de pierre, disputée tour à tour par les Bretons et les Français, lors de la Guere de Succession.

C'est au Nord d'Auray qu'eut lieu en 1364 la bataille qui mit fin à cette Guerre. Les soldats de Comte Charles de Blois (fidèle au Roi de France) et ceux de Jean de Montfort (soutenu par les Anglais) y combattaient. C'est Montfort qui l'emporta et gagna la couronne ducale.
En 1558 Henri II, petit-fils d'Anne de Bretagne, ordonna la destruction du château. On envoyait les pierres à Belle-Ile pour construire la citadelle Vauban et les fortifications de la ville.
Sous l'Ancien Régime, Auray était une cité commercante très active et le port de Saint-Goustan, bien que modeste, rivalisait avec ceux de Vannes et d'Hennebont.

l'église St.-Gildas

Cette église, actuellement dans la rue du Lait et classée Monument Historique, a été reconstruite entre 1623 et 1641 à l'emplacement d'un ancien prieuré modeste du XIIe siècle, qui dépendait à l'origine de l'abbaye bénédictin de St.-Gildas-de-Rhuys. A l'Ouest, son clocher, une grosse tour carrée qui s'élève sur 3 étages et surplombe un porche à coupole surmonté d'un lanternon et flanqué aux angles extérieurs de deux énormes colonnes doriques en soutènement, domine largement toute la ville. Sur le flanc Sud, qui offre des contreforts à pinacles et des gargouilles en gueules de canon, s'ouvre un grand portail en style Renaissance (1636) à deux étages de colonnes et fronton surmonté d'un cadran solaire.

A l'intérieur elle possède, au maître-autel, un magnifique retable de style Lavallois (1657) en pierre et marbre adossé. Colonnes et frontons, fleurs, fruits et angelots ruissellent d'or et de marbre. Sa profusion baroque et le rythme de ses 3 travées successifs rappellent l'organisation du portail sud. Dans la tribune du fond se trouve un élégant buffet d'orgue (1761), avec une décoration de motifs abstraits.

La nef est voûtée d'un berceau à caissons porté par des arcades gothiques sur des colonnes doriques. Il faut aussi remarquer les boiseries du XVIIIe siècle dans les chapelles latérales. Le gisant en pierre peinte provient de la commanderie du St.-Espirt et date du XIVe siècle.

La Chartreuse

En 1482, sur le champ de bataille où il triompha de Charles de Blois (à la sortie Nord d'Auray, 2,5 km vers Brec'h), Jean de Montfort, devenu le duc Jean IV, fit élever un monastère. En 1483 le duc François II donna le monastère aux Chartreux qui le reconstruirent aux XVIIe siècle et en 1720 en style classique. Devenu bien national sous la Révolution (1790), il fut racheté par le curé d'Auray en 1808 pour être confié en 1811 aux Soeurs de la Sagesse qui en firent leur maison de retraite.
Le cloître est décoré de 15 grands tableaux, belles copies d'une série du peintre Lesueur, exposée au Louvre. Ils évoquent la vie de St.-Bruno, le fondateur des chartreux, et l'histoire de son ordre religieux.

l'ancienne commanderie du St.-Esprit

Ce bâtiment imposant de 40 m de long de pierre en taille est le plus ancien monument d'Auray. Sa charpente est un véritable chef-d'oeuvre et ses arcades puissantes en ogives sont exceptionnelles.
C'est au XIIIe siècle qu'un oratoire fut édifié sur ce site et rapidement, le duc de Bretagne y nomme des chapelains pour soigner les malades. Ils dépendent de l'"Ordre Hospitalier des Chevaliers du St.-Esprit", un ordre très important au Moyen-Age qui fut fondé à Montpellier en 1175. Ses membres portaient un robe noir et un manteau sur lequel était cousue une grande croix blanche à 12 pointes. La Commanderie d'Auray était la maison magistrale où se tenaient les assemblées générales de l'Ordre et qui supervisait ainsi une cinquantaine d'établissements plus petits. A la fin du XVIIIe siècle la Commanderie devint un hôpital, puis une caserne d'infanterie et centre de secours-incendie jusqu'en 1984.

la promenade du Loch

Auray doit son charme à ses vieux quartiers, surtout celui de Saint-Goustan et à ses ruelles médiévales invitant à la flânerie. Il y a d'abord les jolies vieilles maisons à pans de bois (XVe s.) en centre-ville, sur la place de la République. En partant du centre-ville, deux possibilités se présentent pour descendre au vieux port et au quartier Saint-Goustan:

  • la rue du château, bordée de jolies maisons et boutiques (la voie la plus courte)
  • la rue du Belvédère qui démarre à gauche de la chapelle du Père-Eternel. Les jardins en terrasses successives mènent au Loch en contrebas. A l'ombre des grands arbres, la vue sur le quartier de St.-Goustan, les quais et la rivière y est magnifique. Ces terrasses ont été édifiées sur les contreforts du château-fort médiéval des Ducs de Bretagne. On, peut monter au sommet de la Tour du Loch, une tour de surveillance qui a été construite pour guetter l'arrivée des navires. Le vieux pont de pierre de St.-Goustan marque le passage où le Loch devient la Rivière d'Auray, débouchant sur le Golfe du Morbihan. Le premier pont, construit en 1295, résistant mal aux marées, dut être restauré presque chaque siècle, la dernière fois en 1982. Le pont, qui donne accès au vieux quartier St.-Goustan, offre aux visiteurs une silhouette originale avec ses piles à bec et ses parapets en forme de brise-lames.

le vieux port de St.-Goustan

Ce petit port charmant, avec son quai de granit et ses pavés bombés, bordé de maisons à pans de bois, est un vrai joyau. Dès le XIIIe siècle, St. Goustan armait pour la chasse à la baleine dans le Golfe de Gascogne, puis pour la morne jusqu'à Terre-Neuve. Au XVIe siècle, l'essor de St. Goustan, lié a ses activités maritimes, fut particulièrement important. C'était l'un des 3 grands ports de Bretagne-Sud avec Hennebont et Quimperlé. Les marchands faisaient construire leurs entrepôts et leurs maisons place St.-Sauveur, rue Neuve ou rue du Petit Pont. De nombreux bâteaux assuraient le trafic de graisses, de viandes, de cuir, de sel de Guérande, de blé, de poisson, de vin de Nantes, du vin de Bordeaux, du fer et de l'acier de l'Espangne. Saint-Goustan était ainsi l'un des 3 grands ports de Bretagne-Sud avec Hennebont et Quimperlé. Le port est aujourd'hui un havre de paix, très animé en soirée, où il fait bon s'installer en terrasse.

  • Le Quai Benjamin Franklin rappelle qu'en 1776, pendant la Guerre d'Indépendance, l'illustre député américain (qui inventa le paratonnerre en 1752), chargé de négocier l'assistance française aux colonies anglo-américaines insurgées avec le roi Louis XVI, débarqua sur une chaloupe à Auray. Des vents contraires dans le baie de Quiberon avaient empêché son navire, le "Reprisal", de remonter jusqu'à Nantes. La maison où il logea, au n° 8, porte une plaquette commémorative. Après B. Franklin gagna Nantes en chaise à poste et remonta la Loire jusqu'à Versailles, afin d'accomplir sa mission diplomatique avec succès.
  • Sur le Quai Martin il y a trois fontaines, dont celle à fronton du XVIIIe siècle, qui permettaient de ravitailler en eau les bâteaux de passage.

la Goélette musée "Saint Sauveur"

Amarrée au Quai Martin, cette coque ancienne est remaniée minutieusement en réplique exacte des goélettes de cabotage en service au XIXe siècle. Il atteste de l'intense activité maritime de ce port jusqu'au début du XXe siècle.

Sa cale est transformée en musée, qui fait revivre la "belle époque" (XVIIe s.) quand le port St.-Goustan était prospère. Il présente la vie portuaire de St.-Goustan à travers des dioramas sonorisées, agrémentés de nombreuses maquettes, en outre du port, de maisons et de bâteaux. Il vous feront revivre la vie des marins et des habitants dans un passé lointain. Une présentation des outils des charpentiers de marine permet d'évoquer les techniques de construction. Le musée abrite des expositions de peinture et artisanat en permanence. Il propose, entres autres, des excursions touristiques sur le Golfe du Morbihan.

Renseignements. Tél. 02 97 56 63 38

Ouvert. D'octobre à Paques: le weekend et pendant les vacances scolaires. De Pâques à fin septembre, tous les jours de 10h à 19h.
En juilllet et août de 10h à 23h. Il y a régulièrement des nocturnes avec contes pour enfants, chants de marins, chans bretons.

le quartier St.-Goustan

Ce quartier est extrèmement pittoresque. La place Saint-Sauveur et les pittoresques ruelles montantes - la rue du Petit-Port, la rue Neuve, la rue St.-René, la rue St.-Fiacre - entrecoupées de larges marches, sont bordées de maisons à colombages des XVe, XVIe et XVIIe siècles.
Tout en haut du quartier, l'église paroissiale St.Goustan ou St.-Sauveur fut construite en 1469 et subit de nombreux dommages. Seul le calvaire subsiste de l'ancien enclos Le portail occidental a conservé son décor du XVe siècle.

le hameau de Kerléano

C'est sur "le champs des Martyrs" (3 km Nord d'Auray) que s'acheva l'un des tristes épisodes de la contra-Révolution en Bretagne . Les royalistes, exilés en Angleterre, avaient levé une armée et débarqué à Quiberon. Défaits par les troupes républicains, ils finirent presque tous tués ou arrêtés. Du 1er au 25 août 1795, 952 des prisonniers de l'armée "catholique et royale" furent fusillés dans ce marais, appelé depuis le "Champs des Martyrs". Le site devint vite un lieu de pèlerinage pour une population largement acquise à la cause des chouans et royalistes.

Du centre d'Auray, prendre la route de Carnac-Quiberon, pour tourner à gauche à hauteur du stade municipal de tir. Le hameau de Kerléano est le berceau du célèbre chef chouan Georges Cadoudal. Né en 1771 dans un petit manoir, situé au sommet d'une colline, Cadoudal fut guillotiné le 29 juin 1804 à Paris. Juste en face du manoir, une chapelle funéraire renferme les restes des 952 Chouans. Au centre de la chapelle s'élève un mausolée de style néo-grec en marbre blanc au dôme bleueté, décoré de bas-reliefs et de bustes, qui porte 952 noms et qui abrite les restes de Cadoudal et ceux de son frère d'arme Mercier. Le monument fut érigé sous la Restauration en 1829, grâce à la duchesse d'Angoulème et inauguré solennellement l'évêque de Quimper.

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