De l'édifice roman (XIIIe s.) de cette cathédrale ne subsiste que la tour nord du façade, percée de fines meurtrières. Puis tous les styles se sont succédés. La nef et ses 10 chapelles latérales, au-dessus desquelles se trouve une galerie, furent rebâties au XVe siècle. A cette époque le couvrement de la nef était assuré par une superbe charpente lambrissée, masquée aujourd'hui par des lourdes voûtes, rajoutées au XVIIIe siècle. Le transept, la tourelle et la chapelle Notre-Dame, tout au fond derrière le choeur, ont été construits au XVIe siècle. Le coeur même date du XVIIIe siècle. La façade néo-gothique et la flèche sud sont du XIXe siècle.
La façade nord s'ouvre sur le jardin du cloître (ruines du XVIe siècle) et la jolie rue des Chanoines par un beau portail du transept en style gothique flamboyant (1514), orné de 12 niches renaissance prévues pour abriter les apôtres. Le calvaire que l'on voit près de cette façade nord date du XVe siècle et a été ramené du cimetière.
XIIIe siècle
XVe siècle
XVIe siècle
XVIIIe siècle
XIXe siècle
A l'entrée, à gauche, un tableau évoque la mort de St. Vincent Ferrier. Il s'agit d'un moine dominicain espagnol, qui réalisa de nombreux miracles dans la région et décéda à Vannes en 1419.
Au fond, la chapelle Notre-Dame contient le retable de St. Vincent, d'une extrème opulence, inspiré des retables lavallois. Un grand nombre de tableaux, principalement du XIXe siècle retracent la vie du saint patron. Les autres chapelles qui bordent la nef abritent des autels, retables, tombeaux et statues. Le mobilier de la cathédrale est principalement baroque, comme le maître-autel et les statues de Pierre et Paul (XVIIIe siècle).
On remarquera aussi, à gauche de la nef, une curieuse chapelle en rotonde de style renaissance italienne (très rare en Bretagne!), accollée à la façade nord entre 1530 et 1537. Dédiée au Saint-Sacrement, cette chapelle abrite le tombeau et les reliques de St. Vincent Ferrier. Sa tête est conservée dans un reliquaire en forme de buste, les autres reliques sont dans une châsse en forme de chapelle. Sur le mur autour de la rotonde est suspendue une superbe tapisserie de 1615 qui relate les miracles opérés par le saint et sa canonisation en 1455.
Le trésor de la cathédrale se trouve dans l'ancienne salle capitulaire (1782) du déambulatoire, ornée de boiserie Louis XVI du XVIIIe siècle. On y accède par un escalier. Le trésor rassemble une collection d'objets d'art religieux qui proviennent de plus de 20 communes du Morbihan. Admirez en outre:
Heures d'ouverture. Juillet et août: de 10h30 à 18h. Juin et septembre: de 13h30 à 17h30.
- remarquable coffret de mariage en bois recouvert de parchemin (XIIe s.), qui peint des scènes médiévales (la chasse, un tournoi, la châtelaine et son ménestrel)
- croix reliquaire en or et vermeil (XIIe s.)
- Crosses en ivoire (XIIIe s.)
- Missel et graduel (XVe s.)
- Pyxide en ivoire (XVIe s.)
- nombreuses pièces d'orfèvrerie sacrée (XVIIe et XVIIIe s.): calices, patènes, custodes, ciboires, croix d'autel, ostensoirs...
- documents et livres anciens, dont l'enquête de canonisation de St. Vincent Ferrier.
Renseignements. Tél. 02-97-42 40 55; 02-97-47 10 88.
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