Le Manoir de Pérénès (XIVe siècle)
Passant de la famille Rosnarho (Roland de Rosnharou: 1427) à celle de Lescouble (XVIe et XVIIe ), le domaine est vendu aux Lescoët. Ce n'est qu'en 1900 qu'il deviendra la proprieté de la famille Garaby de Pierrepont. Sa situation stratégique lui valut d'être occupé pendant la IIème guerre mondiale par l'armée allemande qui y installa sa 'Kommandantur'.
Le Château du Grégo (XVe siècle)
Le Grégo, belle demeure du 17ème siècle, modifiée à la fin du 19ème, peut être vue extérieurement à 3 km au nord de Surzur, à gauche de la D 183 vers le Gorvello et Sulniac. Le domaine possède un moulin à vent et a conservé sa chapelle privée. Il appartenait à la famille Beaumont (1440), aux du Val (1563), aux du Bot (1610), aujourd'hui à la famille de Virel.
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Le cimetière communal abrite la tombe monumentale d'un ancien propriétaire, général Henri de Virel (1898-1945), chef dans l'organisation de la résistance de l'armée. Il est arrêté par la Gestapo en avril 1944 et meurt à Strassfurt le 5 mars 1945, presque à la veille de la Libération.
Le Manoir de Cohanno (XVIIe siècle)
La seigneurerie de Cohanno - du breton "Kohanneu", les hiboux - appartient d'abord à la famille Francheville, puis dans le dernier quart du XVIIe siècle aux Le Sénéchal de Kerguizec. En 1673, son château ayant brulé, Jean Sénéchal, s'installe dans le manoir qu'il restaure. Il reste dans la famille jusqu'en 1857, déjà fortement ruiné, où il est vendu à Désiré Beauchêne de la Morinière.
Ses héritiers feront, eux, les travaux de reconstruction nécessaires, en particulier le peintre et écrivain Xavier de Langlais, en 1905. C' est Mr de Langlais, décédé en 1975, qui stimulait auusi la restauration de la chapelle Sante-Anne de Grappont.
Le domaine se trouve au milieu d'un vast espace boisé, à 2,5 km au sud-ouest de Surzur, à droite de la D 195 vers le Tour-du-Parc. Il est accessible seulement par une route privée.
Pembulzo
Le château d'origine remonte au Moyen Age (Thomas de Penbulsou - 1427). Il a été reconstruit au XIXe siècle, après son incendie, par la famille De La Bédoyère, avec une partie des matérieux récupérés; le reste étant réutilisé pour la construction des bâtiments de ferme voisins. Seule la chapelle, servant maintenant de communs, est ancienne (1777). Il a été plusieurs fois revendu depuis.
Kerguézec
De ce château il ne subsiste que quelques vestiges: les "macles" des Rohan sur les jambages d'une porte, les restes d'une chapelle, le four banal et un magnifique colombier, renfermant quelques centaines de 'boulins' (niches). Ce type de construction était réservé aux nobles et sa taille était proportionnelle à la superficie des terres dont ils disposaient. Jusqu'à son incendie (1673), il fut la demeure de la famille Le Sénéchal.
maisons anciennes
Dans le bourg, les maisons les plus anciennes se situent entre l'église et "la chapelle du bas du bourg". La plus ancienne est datée de 1602. C'est tout un quartier dont les bâtiments ont gardé leur aspect ancien: portes cintrées, gerbières, et pour plusieures des crochets sur les rampants, des figures ou des animaux sculptés.
- Maisons d'artisan dans le bourg
La paroisse de Surzur était jadis riche et peuplée. Plusieurs anciennes maisons de pierre du bourg sont le rappel de cette puissance d'autrefois.
Quelques demeures ont en effet conservé des fenêtres ou lucarnes sculptées; certaines ont, sur le linteau de portes ou de fenêtres, quelques inscriptions ou le symbole du métier de leur propriétaire: couteau de boucher, ciseau de tailleur ou encore navette de tisserand.
- ensembles architecturales
En campagne on treouve encore quelques ensembles typiques de l'architecture du XVIe siècle: les classiques 'rangées de logis', décrites par les voyageurs de l'époque: c'est-à-dire des 'longères' construites bout à bout, avec des hauteurs de toitures parfois inégales, et tenant lieu d'habitation à autant de familles.
De nombreux fours à pain, des puits parfois très ouvragés, trônent au milieu des villages.
Des nombreux moulins à vent, à marée ou à l'eau, il ne subsiste rien, hormis leur survivance dans le nom des lieu-dits, des parcelles où ils se situaient: 'Pré du Moulin', 'Parc ar milin'....
- Maison de douaniers à Lambré (XVIIIe siècle)
La partie sud de Surzur est baignée par les eaux de la rivière de Sarzeau à l'ouest, et de celle de l'Epinay et de Pénerf au sud-est, ce qui autorise la présence de marais salants, aujourd'hui abandonnées, et de parcs à huîtres.
C'est aussi l'explication de l'existence de maisons des douaniers, modestes constructions à étage et comble flanquées d'appentis. Dans cette région du sud du Morbihan, la contrebande du sel nécessita une vigilance particulière, plus que la contrôle des côtes.
Le lavoir du village
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