château du Plessi-Josso

Ce château bien conservé et encore partiellement habité, qui s'élève dans un agréable cadre de verdure, à proximité d'un étang, a gardé l'empreinte et tout le charme de la haute époque. Il est classé monument historique. Ce bel ensemble féodal breton a gardé sa belle enceinte fortifiée de murs crénélés qui le protégeait des bandes de pillards qui parcouraient la région pendant les périodes troublées. La façade monumentale est percée de fenêtres à croisées de pierre et la porte d'honneur est ornée d'un élégant arc brisé gothique. Elle comporte également une tourelle d'escalier polygonale. C'est un témoin vivant de l'histoire de la Bretagne au Moyen-âge. Il fait revivre toutes les étapes et l'organisation de la société de cette époque. C'est un mélange harmonieux du style gothique de la fin du Moyen Age et de celui de la Renaissance italienne.

Construit en 1330 par un écuyer du Duc Jean II de la famille Josso, il fut remanié puis agrandi par la suite. En 1681 les alliances le font passer dans la puissante famille des Rosmadec, qui règnent sur près de 600 ha de terres. Au XVIIe sècle les Rosmadec font rajouter un pavillon de style Louis XIII, perpendiculaire au logis. Les lucarnes à fronton et la corniche sont typiques de cette époque. Plusieurs bâtiments autour du château rappellent sa vocation agricole: granges, moulin à eau sur l'étang (1783), fours à pain... Il y avait aussi tout autour de la cour de nombreux bâtiments de service et d'habitation pour le personnel, notamment à droite un grand commun orné de jolies lucarnes Renaissance dont les armoiries ont été grattées à la Révolution. Cest ainsi qu'il servit de résidence à plusieurs évêques de Vannes, avant qu'il devienne la propriété de monsieur et madame Salmon-Legagneur à la fin du XXe siècle..

L'aménagement intérieur, simple et presque austère, est un fidèle témoignage de la vie quotidienne des grands seigneurs du Vannetais. La grande salle basse, la chambre d'apparat et les cuisines offrent un intérêt particulier. Actuellement le château du Plessis-Josso sert de cadres à des expositions et des concerts estivaux.

Visites guidées (1/2 heure): tous les jours du 1er juillet au 7 septembre, de 14 h. à 19 h.

Contact: Mme Salmon-Lecagneur. Tél. 02 97 43 16 16

chapelle Notre-Dame-Blanche

Cette chapelle fut construite au bourg à la demande de Sevestre de Sallarun, en 1239, mais elle a été considérablement remaniée par la suite. La façade occidentale date du XVIIIe siècle. La charpente (1536) comporte de pittoresques sablières qui ne comptent pas moins de 38 sujets sculptés et peints, quatre rosaces et deux feuilles de chêne décorant les bouts de poutre. Parmi les sculptures : un dragon vert, un ange portant un écu, un porc joueur de biniou, une chèvre portant hallebarde, ainsi qu'une inscription relatant la réédification et la mise en place de la sablière.

L'un des trésors est la Pieta en pierre: les modelés des visages et les plis du vêtement de la Vierge autorisent une datation du XVIè, et une provenance rhénane. Cette chapelle possède un progrès de l'époque en matière d'acoustique, par l'inclusion dans ses murs de vases acoustiques. Un ex-voto qui date de 1690 rappelle que le jeune Jean Pichon fut sauvé de la roue d'un moulin. Cette chapelle possède aussi un très beau retable lavallois derrière le maître-autel, daté de 1698, encadrant un grand tableau du couronnement de la Vierge.

la chapelle St. Michel à Brangolo

Appelée Notre-Dame-de-Lumière, la chapelle a comme patrons saint Michel et sainte Marie-Madeleine. Cet édifice rectangulaire du XVIe siècle a des pignons décorés de crochets et d'animaux. Au dus, une jolie porte en anse de panier sous une accolade décorée. A l'intérieur, on peut admirer les lambris de bois avec des têtes de crocodiles et au milieu des écussons de France et de Bretagne. En 1989 huit fresques murales datant de plusieurs siècles ont été découvertes. Sur la cloche, les historiens auraient relevé la date de 1344, ce qui prouverait q'une précédente chapelle devait exister à cet endroit au XIVe siècle.

A quelques mètres de la chapelle, 4 pierres arrondies sortant de la terre sont disposées en rectangle. Certains historiens y voient l'existence d'un culte païen voué à un dieu qui fut vaincu par saint MicheL. Pour d'autres ces lechs ou menhirs enterrés là seraient l'emplacement d'une tombe. Tout près, deux monticules de terre y couvriraient, d'après les habitants du lieu, quelques menhirs ou dolmens enfouis en cet endroit par les Gaulois.